Charles Jean Pierre Louis Fieffé Montgey de Lièvreville, dit Charles Fieffé (1792-1857), est une figure bordelaise du XIXᵉ siècle, à la fois adjoint au maire et mécène engagé dans la vie civique et intellectuelle locale. Issu d’une famille impliquée dans les affaires publiques, il participa activement aux institutions municipales et aux sociétés savantes. Sa postérité tient surtout au legs important qu’il fit à la ville de Bordeaux afin de soutenir l’éducation et la diffusion du savoir. Une part essentielle de cette donation permit la construction, en 1869, du bâtiment de la Société philomathique de Bordeaux, au 66 rue de l’Abbé de l’Épée. Cet édifice devint un centre d’enseignement professionnel dédié aux sciences appliquées et aux métiers d’art. Par son engagement financier et moral, Fieffé contribua durablement au développement culturel et pédagogique de la ville.Lire la suiteCharles Fieffé
Repère : argent
L’argent. Un moyen de l’échange. Une invention dans l’espace & le temps, source de régulation, de fluidification. Une manière de mesurer, comparer la valeur des choses et des activités. L’argent dont le contrôle a hélas souvent échappé aux êtres humains, ou plutôt dont le contrôle favorisant la volonté de domination à tout prix et l’asservissement d’autrui, n’a pas manqué de jouer un rôle des plus toxiques dans l’aventure de l’humanité…
Ping Yao est un exemple exceptionnellement bien préservé de cité chinoise Han traditionnelle fondée au XIVe siècle. Son tissu urbain est l’exemple même de l’évolution des styles architecturaux et de l’urbanisme en Chine impériale durant cinq siècles. Les imposants édifices liés à l’activité bancaire sont particulièrement intéressants et rappellent que Ping Yao fut le plus grand centre bancaire de toute la Chine au XIXe siècle et au début du XXe siècle.Lire la suiteVieille ville de Ping Yao
Dans un monde caractérisé par un niveau sans précédent de développement économique, de moyens technologiques et de ressources financières, le fait que des millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté suscite une profonde indignation morale. En outre, les personnes qui vivent dans la pauvreté doivent faire face à de nombreuses discriminations, notamment : des conditions de travail dangereuses ; des…Lire la suite17 octobre – Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté
Des banques nationales de développement bien gérées peuvent aider les pays à élaborer des options de financement pour les investissements liés aux objectifs de développement durable. Ces banques doivent aligner leurs activités sur les objectifs de manière globale et être rattachées aux cadres de financement nationaux intégrés. La collaboration entre elles et les banques multilatérales, par le biais d’accords de…Lire la suite4 décembre – journée internationale des banques
Le won, devise nationale de la Corée du Sud, est l’expression condensée d’une trajectoire historique, économique et symbolique singulière. Administré par la Bank of Korea, le won contemporain est introduit en 1962 dans le cadre des réformes monétaires qui accompagnent l’industrialisation accélérée du pays. Son nom, dérivé du caractère sino-coréen 圓 signifiant « rond », partage une racine étymologique avec…Lire la suitewon
Une personne marchait lorsque par mégarde une bourse tomba de sa ceinture. Vint une seconde personne qui la trouva sur son chemin. Selon les codes d’honnêteté en usage, cette dernière s’empressa de rejoindre l’infortunée qui l’avait perdue et l’enjoignit de reprendre son bien. Ce à quoi l’autre, selon les mêmes codes, assura qu’elle n’en ferait rien car un bien perdu…Lire la suiteLe partage des trois ryōs …
Muhammad Yunus, père du microcrédit et prix Nobel de la paix en 2006, est devenu une figure majeure de la lutte contre la pauvreté. Né le 28 juin 1940 à Chittagong, dans l’Inde britannique, il traverse trois contextes géopolitiques avant la naissance du Bangladesh. Troisième d’une famille aisée de quatorze enfants, il voyage jeune en Europe, au Japon et en Amérique du Nord, découvrant de fortes inégalités de niveaux de vie. Après des études d’économie à Dhaka, alors capitale du Pakistan oriental, il crée une entreprise, puis soutient un doctorat aux États-Unis. À l’indépendance du Bangladesh en 1971, il rentre enseigner à l’université de Chittagong et prend conscience de l’impasse dans laquelle se trouvent les plus pauvres, exclus du crédit bancaire faute de garanties. Il lance alors, avec ses étudiants, une expérimentation financée en partie sur ses fonds propres, donnant naissance à la Grameen Bank, « banque du village ». Le succès est rapide, notamment auprès des femmes, et l’institution obtient un statut officiel en 1983. Le microcrédit se diffuse ensuite dans le monde entier, suscitant débats et critiques, mais s’imposant comme un élément central de la réflexion contemporaine sur richesse et pauvreté.Lire la suiteMuhammad Yunus, père du micro-crédit
Une bouteille en plastique semble peu coûteuse si l’on réduit le prix à l’acte d’achat, mais son coût global interroge notre rapport à l’argent. Initialement conçu pour faciliter l’échange, comment l’argent a-t-il fini par s’y substituer et par soutenir des systèmes qui lui sont asservis ? L’expérience du microcrédit apporte un éclairage précieux. Dans les années 1970, face à la famine au Bangladesh, Muhammad Yunus constata que l’accès impossible à des crédits abordables enfermait les plus pauvres dans un cercle de dépendance. En accordant de petits prêts, principalement à des femmes, sans usure ni pression, et en soutenant des projets réalistes, il démontra qu’un autre usage de l’argent était possible : un outil au service de l’autonomie plutôt que de la spéculation. À l’heure où cryptomonnaies, monnaies locales et initiatives solidaires questionnent la finalité de l’échange, tandis que les richesses se concentrent toujours davantage, se pose avec acuité la question du sens donné à l’argent. Peut-il redevenir un moyen au service du vivant, de la justice et du partage ? Et si l’on commençait par questionner notre indéfinition de l’argent ?Lire la suiteLe microcrédit, une idée de l’argent…
Question de départ – Niveau 0 : L’avenir de la science et celui de l’IA, sa reconnaissance par la communauté internationale, se jouent-t-ils désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales [que leurs travaux fassent l’objet d’une telle publicité ou qu’ils demeurent plus confidentiels] ? Niveau – 1 : Le développement de l’IA peut-il se faire indépendamment…Lire la suiteL’avenir de l’IA se joue-t-il désormais pour grande part dans les laboratoires des grandes firmes multinationales ? [effet matr.ia.chka]
Quelles sont les origines du dollar ? À quelles circonstances doit-il son nom ? Pourquoi ce « S » barré ? Le terme « dollar » est issu de l’allemand « thaler » (Thal désignant une « vallée »). Plus précisément il fait historiquement référence au joachimsthaler, une monnaie frappée à Sankt Joachimsthal, au Nord-Ouest de la Bohême dans les…Lire la suiteLes origines du dollar (US)…
Symbole: Euro.Lire la suiteeuro (symbole)
A partir de l’Italie du Nord, où ont été jetées les bases du système bancaire, les premiers centres financiers se développent au XIVe siècle en Europe. Voie d’accès maritime vers l’Europe du Nord, favorablement située au carrefour de la région de la Baltique et des routes commerciales reliant les grandes foires d’Europe occidentale, Bruges devient une étape importante pour les…Lire la suiteVan der Beurse – A l’origine des Bourses…
Sous des termes différents, monnaies sociales, parallèles, alternatives, complémentaires, etc., on retrouve des projets qui ont d’abord pour caractéristique de répondre aux dérèglements majeurs des monnaies dominantes et surtout à la dépendance de plus en plus dangereuse de ces dernières à l’égard des marchés spéculatifs.Lire la suiteRépondre aux grandes perturbations des monnaies dominantes
A l’avenir, quand des écoliers viendront par cars entiers visiter la section pauvreté du Musée de l’homme, ils seront horrifiés de voir quelle misère et quelle indignité nous avons tolérées. Que la condition humaine soit encore ce qu’elle est, à l’aube du 21ème siècle, nos enfants ne nous le pardonneront pas…Lire la suiteQuelle misère et quelle indignité avons-nous tolérées ?
Le mot « voyage » vient du latin viaticum, qui signifie « provisions de voyage, argent pour le voyage ». Viaticum est la forme neutre de viaticus, « de voyage », qui vient lui-même de via, « la route » ou « le chemin ». Puis le terme a évolué pour désigner, au figuré, les « ressources ou provisions »…Lire la suiteProvisions, argent pour le voyage…
Il est plus aisé qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille qu’il ne l’est qu’un riche entre dans le royaume des cieux.Lire la suitePar le chas d’une aiguille…
Les monnaies d’or des rois de Chypre, à Salamine et à Citium, celles des satrapes héréditaires de Carie, ont été frappées dans le système de la darique et ont pu être appelées du nom de dariques dans les textes littéraires et épigraphiques, ce à quoi les commentateurs n’ont pas toujours pris garde.Lire la suiteLes pièces d’or des rois de Chypre
Pour l’INSEE, le pouvoir d’achat du salaire est la quantité de biens et de services que l’on peut acheter avec une unité de salaire ; son évolution est liée à celles des prix et des salaires. La notion statistique usuelle est celle du pouvoir d’achat du revenu disponible brut (RDB) qui se définit comme la somme de tous les revenus…Lire la suiteLe pouvoir d’achat des salaires
Qu’est-ce qu’une société qui ne dort plus ? Des individus qui sont toujours en » mode veille » ? Jonathan Crary décrit dans ce livre la manière dont le capitalisme colonise peu à peu toute la vie, effaçant la distinction entre vie privée et vie publique, et même entre éveil et sommeil. À travers la standardisation, l’évolution technologique et la…Lire la suiteLe capitalisme à l’assaut du sommeil (2)
Aux États-Unis, la recherche militaire s’intéresse de près à un oiseau migrateur, le bruant à gorge blanche. Sa particularité : pouvoir voler plusieurs jours d’affilée sans dormir. Les scientifiques qui l’étudient rêvent de façonner, demain, des soldats insomniaques, mais aussi, après-demain, des travailleurs et des consommateurs sans sommeil. « Open 24/7 » – 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7…Lire la suiteLe capitalisme à l’assaut du sommeil











